Un peu d'histoire

Eglise

Sainte-Marie-sur-Ouche

Origine du nom : C'est sous l'appellation de COION qu'apparaît pour la première fois le nom du village dans le cartulaire de l'abbaye de Saint Bénigne en l'an 845.
" ln Pago Magnomentense,.in fine Coïonense. "
(Courtépée donne Perard, p.143 " Coionum villâ in pago magno-montense ").

D'après Roserot, au cours des siècles, ce nom évoluera selon les formes suivantes :
- Sancta Maria Coenensis -846 (st Bénigne)
- Coium -1140 -1163 (Titres abbaye de La Bussière)
- Coion -1164 (Abbaye de Citeaux)
- Choiun
- Coiun -1164 (Cart. de Citeaux)
- Coyum -1169 (Chapitre de Langres)
- Coyon -1170 (Chapitre de Langres)
- Choyon -1184 (Cartulaire de Citeaux)
- Queiins -1188 (Cartulaire de Citeaux)
- Cohum -1197 (Quido de Cohum)
- Cohoiin -1205 (Commanderie de Beaune)
- Coons -1210 (Commanderie de Beaune)
- Choon - Choiim -1211 (Abbaye de La Bussière)
- Coiiuns -1214 (Abbaye de La Bussière)
- Choiins -1222 (Abbaye de La Bussière)
- Choiim -1237 (Abbaye de La Bussière)
- Coyum -1240 (Abbaye de La Bussière)
- Coiim -1242 (Abbaye de La Bussière)
- Quoyon -1303 (Abbaye de La Bussière)
- Coihon -1367 (B. 10517)
- Chans -XIVème siècle (Longnon -Pouillé I. 128)
- Choions -XIVème -XVème siècle (Longnon -pouillé I.. 128)
- Coyon subus Sombernon -1402
- Coyon soubz sombernon -1402
- Coyons -1562 (Arch. Nat. G 8 1243)
- Cohions -1568 (Arch. Nat. G 8 1243)
- Couhion -1625

Cette dernière façon d'écrire le nom du village... et surtout de le prononcer, amena les habitants voisins à dénommer "couillons" les gens du lieu, ce qui signifiait "... lâches ou poltrons", dit Denizot. Jean Catherine, seigneur et conseiller au parlement, fit changer ce nom en celui de Sainte Marie " à cause des querelles continuelles excitées entre les habitants et leurs voisins, qui leur reprochaient d'être des coyons…. " précise Courtépée.

Enregistrée au Parlement le 2 juin 1633 en vertu de lettres patentes du 3 février de la même année, la forme " Sainte Marie " attribuant au village le nom de sa sainte patronne, devint alors officielle et désormais nous retrouvons :
- Saincte Marie sur Ouches -1657
- Sainte Marie -1676 Sainte Marie sur Ousches -1682
- Sainte Marie sur Ouche - 1682

En 1793, la Première République attribue au village, après la tourmente révolutionnaire, le nom de " République sur Ouche ". Puis un arrêté du 17 vendémiaire an X modifie à nouveau le nom du village qui s'appelle désormais : "Bain-sur-Ouche", du nom de la source et du lieu-dit proches. Enfin, la forme "Sainte-Marie-sur-Ouche" est rétablie par décret du 9 mai 1811.

D'après le chanoine Denizot, reprenant l'explication du Docteur Vallot, " Coyon était un titre donné aux XIème et XIIème siècles à des individus chargés par les abbayes (ici celle de La Bussière) du soin de la pêche pour la fourniture de leurs maisons ". La paroisse de Ste Marie dépendit du diocèse de Langres jusqu'en 1731 où elle releva du diocèse de Dijon et du Doyenné de Sombernon.
La seigneurie de Ste Marie appartint donc jusqu'au XIIème siècle à la famille de Coyon puis aux seigneurs de Commarin. Après le passage entre les mains du Duc de Bourgogne, puis à Perinet Cornu de Coyon, à Guillaume de Mâlain, les Catherine devinrent seigneurs du lieu en 1600. Le fief est vendu en 1639 à Denis Brulard puis acheté en 1700 par JB Bauyn dont les descendants garderont la seigneurie jusqu'en 1779 où elle revint aux Surenain qui la conserveront jusqu'à la Révolution.

Durant tous ces siècles, la population de laboureurs, jardiniers, petits paysans reste pauvre, vivant très modestement.
(Sources : Mme Colette Jobard et M. Michel Barastier).

Son hameau, Pont-de-Pany

L'origine du nom : Villa de Ponto, puis

  • Pont de Peny
  • Pont de Pagny,
  • Pont de Panis
  • Puis, Pont de Pani (fin 18°)

Au 17° siècle, Pont-de-Pany était l'un des 3 sièges de la justice de la baronnie de Pouilly, baillage d'Arnay.

Jusqu'à la révolution, le hameau fait partie de la commune de Sainte-Marie. Ensuite, il est partagé entre 3 communes. Une partie nord, La Chassagne, appartient à Mâlain, la partie est, au delà du pont de l'Ouche, est sur Fleurey ; l'agglomération principale, le long de l'ancienne RN 5, relève de Sainte-Marie. Ceci jusqu'en 1960, année où Pont-de-Pany est, à nouveau, unifié et rattaché à Sainte-Marie. 

Au 19è siècle, Pont-de-Pany est une bourgade très animée possédant plusieurs commerces, artisans, notaire, percepteur.

Depuis 1633, se tiennent à Pont-de-Pany "3 foires annuelles" et un marché chaque semaine. C'est, sans conteste, le relais de poste qui apporte au hameau beaucoup de passage. Il est créé par M. Nicolas Pélissonnier, en 1746, et reste dans cette famille jusqu'en juin 1872. A cette époque, la ligne de chemin de fer d'Epinac remplacera bientôt les diligences.

De nombreux cafés et auberges permettaient aux voyageurs de se restaurer dont l'auberge "à Nanon", sise autrefois face à l'actuel salon de coiffure. Les Panypontains avaient piètre réputation puisqu'on les surnommait les "Pilles-passants".

 Extrait du document "Conte-moi mon canton, canton de Sombernon" élaboré par les Aînés Ruraux.